Qu’est-ce que l’autoédition ?
L’autoédition représente 24 % des ouvrages édités en France en 2024. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Syndicat du Livre dans son dernier rapport annuel. Tout indique que cette part de marché va augmenter progressivement.
Pourquoi ? Parce qu’il devient de plus en plus facile d’éditer un texte par ses propres moyens. On trouve de nombreux imprimeurs (CoolLibri, Booksline, BoD, Bookelis…) sur le web qui se font une guerre commerciale pour avoir des prix compétitifs et proposent une impression de bonne qualité à un ou plusieurs exemplaires. Et il existe de nombreux professionnels en freelance dans les réseaux sociaux prêts à vous vendre un savoir-faire, une formation ou à vous aider dans votre entreprise.
L’autoédition est un travail d'équipe
Il est bien sûr possible de tout faire soi-même, mais il faut déjà avoir une bonne connaissance de l’outil informatique. Ce qui n’est pas mon cas. Par ailleurs, on a toujours besoin d’un œil extérieur pour juger, puis modifier les écrits qu’on a produits. Notamment pour l’orthographe, la grammaire et surtout la sacro-sainte cohérence. L’auteur, à priori, n’a qu’un seul talent inné : écrire des histoires et les rendre attrayantes. Le reste, c’est de la besogne, du travail souterrain, de la répétition, de la persévérance et du management. Sans oublier la formation, outil indispensable pour comprendre et bien faire.
Pour qu’un roman paraisse, comme mon thriller Salade Russe, il faut se servir du talent d’au moins sept personnes :
- Une personne proche, de confiance, pour relire le premier jet ;
- Deux ou trois bêta-lecteurs/lectrices qui donnent un premier avis et soulignent ce qui leur semble indispensable ou faible dans le récit ;
- Un/une illustrateur/trice pour créer la couverture ;
- Une lectrice-correctrice professionnelle pour rendre le texte publiable, créer la quatrième de couverture et veiller à débusquer les pièges juridiques qui peuvent exister ;
- Un/une graphiste pour mettre en page le volume (chapitrage, typographie, mention du prix et ISBN).
Des solutions de publication variées
Une fois le livre prêt, il faut décider où et comment le livre sera vendable, en numérique ou en broché :
- Celui qui écrase le marché, c’est Amazon. Il diffuse dans le monde entier, imprime à la demande et a une structure numérique avec la liseuse Kindle ;
- Mais on peut aussi choisir Kobo, qui ne vend que du numérique, ou la FNAC, qui fait les deux. Cette liste s’allonge de plus en plus car mon imprimeur CoolLibri fait aussi, depuis peu, de l’impression à la demande. Booksline et Bookelis également.
L'auteur indépendant occupe plusieurs fonctions
Enfin, l’auteur indépendant est aussi un représentant de commerce. Oui, j’ai bien dit le mot ! Un roman ne se vend pas tout seul. Il faut le faire connaître. En dehors de la publicité (sur Amazon, par exemple…), il s’avère indispensable d’avoir des lieux de vente d’exemplaires brochés (librairies, grandes surfaces et tout autre lieu de commerce). L’imagination qui sert à écrire une histoire doit aussi être au service de sa diffusion et de sa vente. La fréquentation de salons littéraires et la participation à des dédicaces sont indispensables. Ce sont des lieux de vente mais aussi de relations et d’influences. Créer l’événement : une initiative recommandée pour acquérir une renommée.
Au niveau du web, disposer d’un blog ou d’un site marchand pour promouvoir ses écrits et d’une newsletter pour informer et fidéliser ses lecteurs paraît un minimum. La place des réseaux sociaux est importante, mais chronophage car il faut aussi se garder des moments pour écrire. Pour être auteur indépendant, il faut avoir du temps (publier en autoédition demande, en moyenne, plus de deux ans d’effort) et de l’argent, afin de payer tous ces gens qui vous aident. Un investissement non négligeable.
Alors, vous êtes prêt à vous lancer dans l’aventure ?